Crise Ebola dans l’Est de la RD Congo

Le virus Ebola sévit violemment dans l’Est de la RD Congo

Le virus Ebola sévit violemment dans l’Est de la RD Congo. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) parle même d’une « urgence internationale ». Beni se trouve dans la zone à risque. Ce qui signifie que notre centre chirurgical s’y situe aussi.

Qu’est-ce qu’Ebola exactement ?
Que pouvons-nous faire pour l’arrêter ?

Le docteur Réginald Moreels vous explique.

(continuez à lire sous la photo)
Crise Ebola dans l’Est de la RD Congo

Ebola est déjà aux portes de Beni

Dans les villages autour de Beni, des soignants signalent déjà des cas suspects. Des patients sont envoyés vers de plus grands centres médicaux. Et donc aussi vers nous. La situation m’inquiète.

Notre hôpital, le plus réputé dans la région, sensibilise diverses communautés à Ebola et à l’importance d’éviter les contacts à risque. Notre centre se tient également au service d’organisations comme Médecins Sans Frontières et l’OMS.

Mais UNICHIR n’est pas un centre spécialisé dans la lutte contre Ebola. Nous réalisons des opérations et des accouchements. Nos blocs opératoires doivent donc rester sûrs à tout moment, pour nos patients comme pour nos collègues congolais qui les soignent.

Qu’est-ce qui rend Ebola si dangereux ?

Ebola est une maladie infectieuse grave qui peut provoquer des hémorragies et une défaillance mortelle des organes.

Le virus se transmet par contact direct avec les fluides corporels :

  • sang
  • vomissements
  • selles
  • salive
  • sueur
  • lait maternel

Les premiers symptômes paraissent souvent banals : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue… Mais ensuite, l’état du patient peut rapidement se détériorer.

De nombreux patients développent des symptômes comme des diarrhées et des vomissements. Ce qui entraîne une déshydratation sévère.

Des saignements peuvent ensuite apparaître, à l’intérieur comme à l’extérieur du corps. Dans les cas les plus graves, les organes cessent de fonctionner. Et l’issue est souvent mortelle.

Le rare variant Bundibugyo

Ebola n’est pas une maladie nouvelle : elle existe depuis les années 70.

Ce qui rend cette flambée particulièrement dangereuse, c’est le variant spécifique du virus. Pour le variant Bundibugyo, il n’existe aujourd’hui aucun vaccin approuvé, ni traitement spécifique. La prévention est donc d’autant plus essentielle !

Pourquoi nous devons agir maintenant

Dans un bloc opératoire, les chirurgiens et les infirmiers sont constamment en contact avec du sang et d’autres fluides corporels. Un seul contact non protégé peut déjà être dangereux.

C’est pourquoi nous devons absolument empêcher Ebola d’entrer dans notre bloc opératoire et dans notre centre chirurgical. Et protéger nos soignants est la seule manière d’y parvenir. Nous avons donc besoin de :

  • gel désinfectant
  • savon
  • gants
  • masques supplémentaires

Sans protection, un infirmier peut lui-même être contaminé. Et dès que les soignants tombent malades, toute l’activité médicale est mise sous pression. Nos patients perdent alors leur seul accès à des soins de qualité.

Notre équipe à Beni a UN BESOIN URGENT de matériel de protection pour continuer à travailler en toute sécurité. Là. Maintenant. Tout de suite.

Merci pour votre contribution.

 

Protégez notre équipe