Un nouveau puits : un investissement vital pour UNICHIR

Sans eau, pas d’activité !

Le puits d’UNICHIR à Beni fournit de moins en moins d’eau. Pour le Dr Moreels et son équipe, le problème est extrêmement grave : « Sans eau propre, aucune activité n’a lieu ! »

Lisez la suite pour découvrir la cause de cette situation et comment nous allons y remédier.

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Un nouveau puits : un investissement vital pour UNICHIR

Une condition absolue

Avant chaque opération, je me lave soigneusement les mains. Mes collègues font de même. Après chaque intervention, l’équipe désinfecte minutieusement le bloc opératoire. Les instruments chirurgicaux et les chambres des patients exigent aussi une hygiène irréprochable.

En Belgique, nous faisons ces gestes sans réfléchir : il suffit d’ouvrir un robinet. À Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la réalité est tout autre.

Notre centre chirurgical et obstétrical ne dispose que d’une seule source d’eau réellement fiable. Tout le fonctionnement du centre en dépend : les opérations, les soins, les accouchements…

Voilà pourquoi je compare parfois l’eau au sang. Aucun centre chirurgical ne peut fonctionner sans un approvisionnement régulier.

Un défi complexe

Lorsque nous avons construit notre centre, trouver de l’eau souterraine s’est révélé un défi majeur. Nous avons dû forer très profondément.

Une pompe remonte l’eau jusqu’à la surface. Une fois désinfectée, elle est stockée dans deux réservoirs au sommet du château d’eau. Chaque réservoir contient 5 000 litres.

Ce système nous rend d’immenses services depuis de longues années. Grâce à lui, nous soignons nos patients dans le respect des normes d’hygiène.

Le puits fournit de moins en moins d’eau

Aujourd’hui, notre seule source d’eau fiable se tarit. La raison est technique, mais facile à comprendre : de très fines particules du sol bouchent peu à peu le puits. L’eau souterraine atteint donc de plus en plus difficilement la pompe.

Je suis extrêmement inquiet, car sans eau propre, je ne peux pas exercer mon métier. Les soins s’arrêtent et le bloc opératoire est tout simplement inutilisable.

Un nouveau forage est l’unique solution

Il est ressorti des études techniques que la seule solution était de réaliser un nouveau forage, à un endroit plus favorable et à une profondeur différente, dans des couches géologiques plus adaptées. Grâce à notre meilleure connaissance du sol, nous éviterons également que le problème ne se reproduise.

Les travaux se dérouleront sous la direction de l’ingénieur Hans Boon. Le coût total du projet est d’environ 13 000 euros. Ce montant couvre entre autres :

  • le forage du puits
  • la pompe
  • 3 filtres contre le sable grossier, le sable fin et le carbone
  • toutes les conduites

Je comprends parfaitement que certains sympathisants préfèrent financer du « tangible » : un échographe qu’ils verront en photo ou un lit d’hôpital qui trouvera immédiatement une place dans une chambre. En revanche, un puits est quasi invisible. Pourtant, il a une importance fondamentale pour toutes les activités médicales.

Un bel anniversaire à célébrer !

Le 10 juin dernier, notre centre a fêté son troisième anniversaire. Je ressens une immense gratitude, car les habitants de Beni bénéficient enfin de soins de qualité qui étaient pratiquement inexistants.

Cet anniversaire m’emplit de fierté, mais me rappelle également ma responsabilité. Construire un centre ne suffit pas : il faut aussi le faire fonctionner chaque jour. Même lorsque les difficultés se multiplient.

Voilà pourquoi je fais appel à vous aujourd’hui. Grâce à votre soutien, nous pourrons forer ce nouveau puits. Vous nous offrirez de l’eau propre, absolument indispensable pour la sécurité des interventions chirurgicales.

 

Aidez-moi à forer un nouveau puits